Avis d’expert – Mars 2015

La Fédération des Tiers de Confiance (FNTC) a lancé le chantier du Relevé d’Identité de Coffre-fort numérique (RIC) qui est à un coffre-fort numérique ce que le Relevé d’Identité Bancaire (RIB) est à un compte bancaire : un moyen universel d’identifier un coffre-fort numérique spécifique parmi toutes les offres disponibles sur le marché.

L’usage des coffres-forts numériques ou électroniques se diffuse auprès du grand public qui y voit avec raison une alternative de confiance par rapport aux offres de stockage dans le Cloud. Il y a cependant un risque associé à ce succès : nombre d’utilisateurs se voient proposer différents coffres-forts numériques (ou espaces sécurisés) par plusieurs opérateurs mais ils ne peuvent pas regrouper simplement l’ensemble de leurs documents au sein du coffre de leur choix.

C’est la raison pour laquelle la Fédération des Tiers de Confiance (FNTC) a lancé le chantier du Relevé d’Identité de Coffre-fort numérique (RIC) qui est à un coffre-fort numérique ce que le Relevé d’Identité Bancaire (RIB) est à un compte bancaire : un moyen universel d’identifier un coffre-fort numérique spécifique parmi toutes les offres disponibles sur le marché.

Par analogie au monde bancaire, qui permet à un individu possédant un compte de fournir ses coordonnées à un tiers au moyen d’un RIB, un individu peut fournir les coordonnées de son coffre-fort numérique au moyen d’un RIC. Ce dernier est ainsi l’un des composants essentiel pour rendre possible l’interopérabilité des coffres forts numériques.

La réalisation concrète de cette interopérabilité s’appuie sur :

  • la mise en place d’un protocole d’échange normalisé entre les différents acteurs concernés (l’émetteur, le routeur, le fournisseur de service de coffre et l’opérateur technique de coffres) ;
  • la fourniture d’identifiants uniques aux acteurs concernés ;
  • la mise en place et l’exploitation par la FNTC d’annuaires de tous les acteurs, consultables par ceux-ci.

La mise en place du RIC repose également sur la mise en place de conventions entre les émetteurs de documents et les propriétaires de coffres. Au travers de ces conventions, les routeurs peuvent, dans un flux donné, trier les documents et les déposer dans les coffres adéquats lorsqu’une convention de dématérialisation existe ou continuer à les transmettre classiquement via les procédures éditiques d’impression. La convention garantit ainsi que les documents sont transmis en accord avec le choix du destinataire.

La mise en place du RIC nécessite un travail en commun entre les différents types d’acteurs ainsi qu’une autorité en charge de référentiels partagés nécessaires à l’interopérabilité.

C’est le rôle joué par la FNTC et ses adhérents qui constituent un panel représentatif d’acteurs directement impliqués dans cette démarche. Après la parution en 2014 du premier guide consacré à ce sujet, le référentiel technique et un démonstrateur sont en voie d’achèvement grâce aux travaux menés au sein de la FNTC. Le démonstrateur va permettre ainsi de confirmer la faisabilité technique du RIC et, de ce fait, de l’interopérabilité de dépôt entre coffres forts différents.

De théroRIC à l’empiRIC pour un résultat qu’on espère histoRIC.

Bruno Ricci – 5 mars 2015

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *